Victor Perez – Le ‘’plan de paix’’ de JCall

JCall est un collectif d’intellectuels juifs européens ayant appelé, il y a un peu plus d’une année, les Israéliens à la raison et aux clauses d’une paix “palestinienne’’, mais aussi la communauté internationale «à mettre en place les conditions nécessaires à la conclusion rapide d’un accord de paix au Moyen Orient». A lire les propositions ci–dessous, aucun doute ne demeure quant à savoir qui pressuriser.

Ouri Wesoly est rédacteur pour le Centre Communautaire Laïc Juif (CCLJ) véritable soutien du collectif ci–devant. Un journaliste pour le moins très de gauche, ne portant pas dans son cœur (c’est un euphémisme) les Juifs religieux et/ou de l’autre bord politique, et évidemment signataire de « l’Appel à la raison » et de son “plan de paix’’. « Il était temps que les « voix de la paix » se fassent à nouveau entendre » fut son message d’amitié envers JCall lors du lancement de cette association. Une “paix’’ qu’il expose dans un commentaire au bas de page d’un de ses articles au titre très suggestif : « Un second passeport « au cas où »…. » (1).

Des propositions détaillées devant, selon lui, régler définitivement le conflit :

  • « Israël se retire de la quasi totalité de la Cisjordanie (95%) en compensant les terres qu’il annexe par d’autres prises sur le territoire israélien. C’est sur ces 95% que l’Etat palestinien verra le jour. Les colonies, illégales aux yeux du droit international, seront démantelées sauf les blocs contigus au territoire israélien et se trouvant sur les terres annexées. »
  • Ce qui revient à admettre légalement un état de « Palestine » Judenrein tel que Mahmoud Abbas l’exige et qu’Hitler avait tenté de réaliser pour l’Europe. Chacun se doutera que par cela, les relations futures entre les deux états seront quelque peu tirées.

  • « Pour Jérusalem, le principe est que ce qui est arabe passe sous souveraineté palestinienne et que ce qui est juif reste israélien, l’idée étant qu’aucune fraction d’un peuple ne soit dominée par l’autre. La partie arabe de Jérusalem devient la capitale de l’Etat de Palestine et la partie juive reste la capitale de l’Etat d’Israël ».

A comprendre très précisément et pour ne parler que d’un seul point, la veille ville étant à majorité arabe, elle passera sous tutelle “palestinienne’’. A la charge des Israéliens de se procurer alors un laissez–passer pour accéder au seul Mur des Lamentations que, dans sa “bonté’’, l’Autorité palestinienne les laissera gérer !

  • « En ce qui concerne les réfugiés palestiniens et leur droit au retour : Israël reconnait les souffrances subies par les Palestiniens en 1948 et accepte leur droit de retourner dans leur patrie ».

Israël se devra de reconnaître sa responsabilité dans la guerre d’indépendance de 1948 déclenchée par cinq armées arabes refusant l’idée même d’un état juif. Une culpabilité qui ouvre la porte à une multitude de procès qui s’ils ne se terminent pas comme souhaités par les parties civiles donneront lieu à des plaintes au niveau international. Voire à un nouveau conflit.

  • « Les réfugiés ont donc le droit de revenir en Cisjordanie et à Gaza et de devenir automatiquement citoyens de l’Etat de Palestine. Israël acceptera le principe du retour d’un nombre limité de réfugiés (entre dix et cent mille) sur son territoire ».

Outre que l’hypothèse d’un accueil d’étrangers haineux, revanchards et s’affirmant victimes est rejetée par la très grande majorité du peuple israélien, outre que la « Palestine » devra devenir quant à elle Judenrein, outre que les dédommagements des réfugiés juifs des pays arabes ne font pas partie du “plan de paix’’, rien ne nous dit, hormis les JCalliens, que les “Palestiniens’’ se contenteront de ces chiffres ridicules sachant que le dernier recensement effectué par Saëb Arekat dans The Guardian s’élève à sept millions de « réfugiés palestiniens» !

  • « En ce qui concerne la sécurité : elle sera garantie par une force internationale, comprenant des Américains et des Européens. Cette force ne pourra être retirée qu’avec l’accord des deux parties ».

Chacun se souviendra, pour l’exemple, que les Européens chargés de surveiller la frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza, après le retrait unilatéral israélien, se sont volatilisés dès la prise violente du pouvoir par le Hamas. Quant à la force internationale au Liban, autre exemple, chargée par la résolution 1701 d’empêcher le réarmement du Hezbollah, tout quidam un tantinet sérieux confirmera son inutilité. Deux petits exemples démontrant toute l’inanité d’une telle proposition.

  • « L’Etat palestinien sera non–militarisé avec uniquement des forces destinées à garantir l’ordre et la sécurité. Durant quelques années, une petite présence militaire ainsi que des stations d’alertes avancées israéliennes seront maintenues dans la vallée du Jourdain. Ce traité se conclura par l’abandon par les deux camps de toute autre revendication sur le territoire de l’autre ».

Voici, à quelques nuances près, un point positif que chaque Israélien pourrait partager. Sauf que le Président de l’A.P. est contre toute présence militaire israélienne en « Palestine » ! Voire de toute présence juive même dans les forces internationales tant désirées par Ouri Wesoly. Ce qui plombe sérieusement son “plan de paix’’.

En conclusion, ce “pacificateur’’ rappel que ses propositions sont « grosso modo ce qu’on nomme les « paramètres Clinton », c’est à dire les propositions que le Président Bill Clinton a faites en décembre 2.000 aux négociateurs israéliens et palestiniens de l’époque ». Et que Yasser Arafat refusa en enclenchant sous un prétexte fallacieux « l’Intifada des mosquées » !

A lire les propositions de JCall exposées par Wesoly, nul ne peu douter qu’ils se font l’avocat de la partie “palestinienne’’. Toutes les exigences de celle–ci lui sont offertes sans négociations sur un plateau par ceux–ci qui représentent, n’en doutons pas, cette partie de l’échiquier politique qui a renoncé à son origine juive, son patrimoine et son histoire pour mieux se mouler au sein des sociétés où elle vit et ne plus souffrir des attaques causées par la persistance de l’existence de l’état juif et le politiquement correct anti–israélien et antisémite qui y sévit.

Naïf et/ou idiot utile, JCall a réuni difficilement, en plus d’un an, moins de huit milles adhésions à sa vision néfaste de la paix malgré le soutien de médias et de politiques de notoriétés publiques. Un nombre qui démontre le côté épiphénomène de ce collectif appelé à disparaître tôt ou tard car ne disposant pas du soutien de la majorité du peuple israélien à un “plan de paix’’ délégitimant sa présence en sa terre et octroyant sa sécurité à des tiers.

Victor PEREZ ©

Liens :

(1) : http://www.cclj.be/article/2/2085

Lire l’article complet sur victor-perez.blogspot.com

jStreet plus royaliste que le roi

http://www.israel7.com/?p=101660

J–Street plus royaliste que le roi

L’organisation juive d’extrême gauche « J-Street », qui aurait voulu contrebalancer le puissant lobby AIPAC aux Etats-Unis, n’est pas contente : elle trouve que le Congrès américain n’est pas assez pro-palestinien à son goût! Son président, Jeremy Ben-Ami a en effet demandé à ses membres de s’adresser aux représentants au Congrès US pour leur demander « de ne pas prendre de décision précipitée quant à une interruption de l’aide financière à l’Autorité Palestinienne suite à la réconciliation entre le Fatah et le Hamas » !! Cette réaction fait suite à la démarche entreprise par des membres du Congrès auprès du Président Obama pour surseoir à la manne financière accordée par les Etats-Unis aux terroristes palestiniens « tant que le Hamas n’aura pas formellement reconnu Israël et renoncé au terrorisme ». Le Sénat étant à majorité républicaine depuis les élections de novembre dernier, il est de sa compétence de prendre une telle décision. Jeremy Ben-Ami, qui revient d’un séjour en Israël, a déclaré à ses amis « que cette réconciliation inter-palestinienne était un moment idéal pour prendre des décisions en vue de l’établissement de deux Etats, et qu’au lieu d’encourager cela, des membres du Congrès trouvaient le moyen de demander de supprimer l’aide financière aux Palestiniens »…

« J Street est pro-palestinien »

Comme prévu, la commission parlementaire de la Alya et de l’Intégration, présidée par le député Likoud Danny Danone, s’est réunie ce mercredi, à la demande d’Othniel Schneller (Kadima) pour débattre du voyage à Washington, en janvier dernier, de quatre parlementaires du parti Kadima, effectué pour participer à la Conférence annuelle de l’organisation juive américaine J Street. Schneller, furieux contre ses collègues, a rapporté les propos de l’un des fondateurs de ce groupe, Daniel Levy, qui aurait dit que « la création de l’Etat d’Israël avait été une erreur ». S’adressant aux deux dirigeants de J Street présents au débat, Jeremy Ben Ami et Davidi Gilo, Schneller leur a déclaré : « Vous n’êtes pas sionistes et vous ne vous souciez nullement des intérêts d’Israël ». Et d’ajouter : « Pendant qu’on tirait 50 missiles sur le sud d’Israël, vous luttiez contre le veto des USA qui s’opposaient à une condamnation d’Israël ». Ben Ami ne s’est pas laissé démonter par ces accusations, prétendant que « Israël serait bien plus fort si le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères travaillaient avec son organisation ». Il a précisé : « Si Israël ne déploie pas d’efforts diplomatiques en vue de mettre fin au conflit, les Américains ne doivent pas opposer leur veto. Présenter un tel veto face aux prises de position du monde ne fait qu’affaiblir Israël et les Etats-Unis ». J Street, qui se présente comme un lobby pro-israélien à Washington, a été accusé, pendant la réunion, de mener des actions anti-israéliennes en soutenant par exemple les condamnations de l’Etat juif à l’Onu ou la proposition de lever les sanctions décrétées contre l’Iran. Danone a souligné, lors des discussions, que « J Street donnait son aval à des organisations encourageant le boycott contre Israël ».

Lire l’article complet sur israel7.com

Déprédations médiatiques

La condition juive exclut l’idée de vacances.

Peu avant Noël, France Inter a diffusé en boucle un « reportage » selon lequel, à Jérusalem, des Juifs religieux se livreraient à des actes de violence physique et symbolique contre des établissements, des habitants, des pèlerins ou des passants chrétiens. Et aussitôt certains autres Juifs, particulièrement vertueux, de clamer leur indignation avec force effets de manche éthiques, afin de rappeler le peuple d’Israël aux grands principes qui doivent commander ses comportements.

Lire l’article complet sur raison-garder.info

Victor Perez – JCall, l’anti-raison

On ne peut douter plus longtemps. Les signataires de JCall n’ont pas comme priorité les intérêts du peuple juif et donc de l’état d’Israël. Ainsi, le 27 novembre dernier, ce groupuscule affirmant réunir des intellectuels juifs européens, n’étant représentatif que de lui-même et n’ayant jamais mis son ‘’programme’’ en débat au sein de la population juive, s’autorise une demande (1) qui a du faire plaisir au Président de l’Autorité palestinienne et à bien d’autres encore de ce camp ennemi du foyer juif.

 

Ainsi, s’y trouve écrit ceci : « La demande du gouvernement israélien d’exclure Jérusalem Est de l’accord sur la prolongation du gel de la colonisation est aujourd’hui un obstacle majeur à toute reprise de négociations directes entre les deux parties ».

 

Les Israéliens, à même de juger sur place les obstacles contrariant les négociations directes ‘’apprécieront’’ l’accord tacite de ces Juifs de diaspora aux pré-conditions des ‘’Palestiniens’’ à tous pourparlers de paix.

 

La suite ne leur ‘’déplaira’’ pas non plus : « Une telle exigence revient à accepter de facto l’annexion de la ville par Israël ce qui est évidemment inacceptable tant pour l’Autorité Palestinienne que pour la communauté internationale ». Ce qui vient ensuite démontre sans l’ombre d’un doute que la division de Jérusalem, et donc de la veille ville, est à leurs yeux consommée : « En termes de droit international Jérusalem Est est logée à la même enseigne que la Cisjordanie. L’une comme l’autre sont des territoires occupés (…) Le but est clair, il s’agit pour les colons, avec la bénédiction du gouvernement, d’empêcher à tout prix, le partage de Jérusalem ».

 

La possession de la vielle ville et donc du Mont du Temple étant l’objectif du monde musulman, les Juifs membres de JCall ont donc choisi leur camp au nom d’une paix qui n’équivaudra qu’à la perte de tout repère du peuple qu’ils affirment défendre. Croire, par ailleurs, au ‘’partage’’ équitable de ce lieu saint du Judaïsme est un leurre. Le site du ministère de l’Information de l’Autorité palestinienne a publié, il y a peu, un article déniant aux Juifs tout droit sur le Mur des Lamentations. Article dénoncé par le gouvernement israélien, également par le gouvernement us mais pas par la direction de JCall ni aucun de ses membres. Une direction qui oublie par ailleurs que la quasi-totalité du peuple israélien et du peuple juif, hormis les extrémistes de gauche et une portion infime du parti travailliste en perte de vitesse dans l’opinion publique, refuse tout partage de ce type.

 

Ce qui permet de cataloguer politiquement cette association qui stagne à 7500 membres quasiment depuis ses débuts, malgré la célébrité de certains de ses parrains et l’accès sans limite aux médias européens.

 

Autre sujet. Dans un article intitulé « Incendie du Carmel : Désastre et enseignements » (2), JCall s’autorise à tirer deux enseignements.

 

Le premier concerne le manque de matériel pour lutter contre les incendies et la responsabilité de cette anomalie. Le seul nom cité dans l’accusation n’est autre que celui du ministre en place, Elie Yshaï, ministre de l’Intérieur et responsable de la gestion des pompiers. Un ministre ayant hérité de cette situation léguée par les deux gouvernements Kadima précédents ainsi que celui, sans remonter plus loin, d’Ehud Barak. Trois gouvernements ayant les faveurs de cette association et qui ne seront pas cités comme coresponsables avec le gouvernement actuel. En revanche, ne sera pas oublié la comparaison entre « le million de Shekels qu’il (Elie Yshaï) a alloués cette année comme budget pour lutter contre les incendies » et « les milliards de dollars investis dans les territoires occupés ».

 

Une obsession qui tourne au comique et permet un rapprochement stupide car il s’agit, d’une part, d’une somme de cent millions de Shekels -et non pas un- débloqués par le gouvernement de Benjamin Netanyahou en l’espace de 21 mois et d’autre part de « milliards de dollars » s’étalant sur une période de plusieurs décennies. Une juxtaposition nauséeuse qui permet d’occulter par ailleurs que 56% des israéliens s’opposent la démission du ministre de l’intérieur.

 

Le deuxième enseignement tiré de l’incendie du Carmel par ces ‘’intellectuels’’ juifs européens concerne l’évidence qu’Israël n’est pas isolée au sein de la planète. Affirmation opposant ainsi une fin de non recevoir à ceux qui affirme que « Tout le monde est contre nous » et démontrant ainsi la paranoïa des Juifs situés politiquement hors JCall. Le plus drôle de ‘’l’enseignement’’, cependant, se cache dans l’espoir de voir « la coopération entre les deux entités le jour où enfin un État palestinien verra le jour ».

 

Il ne nous sera pas dit ici si la deuxième entité vivant au côté de l’état ‘’palestinien’’, et reconnue par celui-ci, sera une nation pour le peuple juif ou un état de tous ses citoyens. Et principalement celui de millions de réfugiés ‘’palestiniens’’ ayant obtenu le ‘’droit au retour’’ au nom de la ‘’paix’’ et par la pression de leurs amis. Parmi lesquels on compte sans conteste les membres de JCall ?

 

S’il y a des sujets que ces derniers évitent d’aborder, probablement de peur de voir leurs pauvres forces se réduire à une peau de chagrin, l’hypothèse de leurs soutiens à cette supposition et au vu de leur politique suicidaire n’a rien de farfelue.

 

Victor PEREZ ©

 

 

Liens :

 

 (1) : http://www.jcall.eu/JCall-demande-la-reconduction-du.html

 

 (2) : http://www.facebook.com/notes/jcall/carmel-fire-disaster-and-remarks-incendie-du-carmel-desastre-et-enseignements/161400790558819

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JCall, Cohn-Bendit et le boycott anti-israélien

Le 03 mai 2010, quelques intellectuels juifs européens ont décidé de lancer un Appel à leur raison . Celle qui reconnaît d’emblée une « faute morale » israélienne et l’illégitimité du gouvernement actuel librement élu par les citoyens israéliens. Un appel lancé du haut de la tribune du parlement européen en compagnie, entre autres, du célèbre député Daniel Cohn-Bendit. Un élu que l’on retrouva encore sur l’estrade de JCall lors d’une réunion publique le 08 octobre dernier à Paris et qui en 1968 cria CRS=SS mais ne manifesta pas son désaccord lorsque David Chemla, secrétaire général de l’association, fit intervenir la police afin d’expulser quelques individus désireux de porter la contradiction !

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JCall et le boycott

Dans le cadre d’une campagne de solidarité avec les personnes poursuivies en justice pour avoir appelé au boycottage des produits israéliens – en effet, en République française, la loi anti boycott (article 225 du code pénal) sanctionne tout appel de ce genre – des personnalités de la gauche française comme l’ancien locataire de Matignon Michel Rocard (PS), Olivier Besancenot (NPA), Cécile Duflot (Verts) , Edgar Morin et d’autres ont signé un appel pour la « liberté d’expression ». Ainsi les contrevenants à la loi anti boycott se verront soutenus par des cadres politiques de premier plan et sont déjà présentés comme des victimes du lobby sioniste qui opprimerait la liberté d’expression en France.

Or quelle n’est pas la « surprise » de trouver parmi les signataires de cet appel à la solidarité avec les boycotteurs d’Israël, une des personnalités de marque de l’appel Jcall : Daniel Cohn-Bendit en personne. Celui dont le nom à lui seul est synonyme du mythe du soulèvement estudiantin de mai 1968, bouleversement qui fut une transition de civilisation pour la France, et même pour le monde entier.

Cette information a été relayée mardi 12 octobre, toute la journée durant, par Radio Judaïque FM.

Daniel Cohn-Bendit n’est pas un signataire marginal de l’initiative Jcall. En effet, il était parmi les invités du panel de la première réunion de Jcall à Paris qui s’est déroulée, non sans accroc, dimanche 6 octobre dernier. (Voir notre article )

Lors de cette réunion, les personnes désireuses de donner la contradiction aux thèses de Jcall ont été soigneusement mises à l’écart avec l’aide de la police. Les policiers étaient embarrassés de devoir intervenir dans une réunion politique où il n’y pas eu violence. Daniel Cohn-Bendit était assis sur le podium, entre autres, aux côtés de l’écrivain A.B. Yehoshoua et d’Alain Finkielkraut – en principe des personnes se déclarant pro-israéliennes mais désirant sauver Israël de lui-même en appelant les Etats occidentaux à imposer une solution à l’Etat juif par la création d’un 23ème Etat arabe à Jérusalem, en Judée, Samarie et Gaza. En somme, c’est la logique politique des signataires de l’Appel de Jcall qui se voient ainsi investis d’une mission de tutelle sur l’Etat d’Israël et sur ses habitants.

Jusqu’à l’heure de l’écriture de ces lignes, nous n’avons pas connaissance de réactions d’autres personnalités de Jcall à l’appel à la solidarité avec les boycotteurs d’Israël de Daniel Cohn-Bendit. Nous ne savons si elles se désolidarisent de D. Cohn-Bendit, si elle le soutiennent, ou bien, si elles sont mitigées et préfèrent garder profil bas en ne se prononçant pas.

Le CRIF n’a pas soutenu Jcall. Il a toutefois relayé son initiative sur son site internet et a fait appel à des signataires de Jcall de renom comme Bernard-Henri Lévy et Alain Finkilekraut pour sa manifestation publique du 22 juin dernier au Trocadéro. Le CRIF a également maintes fois pris position fermement contre le boycottage d’Israël. En effet, un article de Marc Knobel sur la sénatrice verte, Madame Alima Boumedienne-Thierry, expose de façon détaillée les aspects illicites du boycottage d’Israël. Par contre aucune mention au fait que l’une des figures de proue de Jcall, Daniel Cohn-Bendit, soutient les boycotteurs d’Israël. Des omissions qui laissent libre court à toute sorte de spéculations depuis que le président du CRIF a félicité Mahmoud Abbas lors de sa rencontre avec ce dernier lundi 27 septembre.

Serge Mazouz – Les juifs de diaspora – leur lien et leur rôle face à Israël

Tous ceux qui sont concernés par le sort d’Israël auront été marqués en ce printemps 2010 par deux évènements consécutifs : la publication de l’appel Jcall , le 1er mai suivi un mois plus tard le 1er juin par l’arraisonnement de la pseudo-flotille humanitaire au large de Gaza ;

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Ilan Evyatar – Israël n’est pas Spartes, c’est Athènes

Pour un philosophe connu pour avoir toujours son mot à dire, on est parfois surpris par le laconisme de Bernard-Henri Levy. Par exemple, lorsqu’on lui demande “Pourquoi le fervent défenseur d’Israël que vous êtes a-t-il apposé sa signature au bas de la récente pétition JCall ?“ et qu’il hausse les épaules avec un geste qui signifie “Mais voyons, n’est-ce pas évident ?“, et répond simplement : “Précisément parce que je suis un défenseur d’Israël.“

Il faut alors insister : “Mais la droite accuse JCall de myopie, lui reproche sa mauvaise compréhension de l’Histoire et s’indigne de le voir rejeter les torts sur Israël alors que la formule ‘paix contre territoires’ est morte et que, pour avancer vers la paix, il incombe aux Arabes de reconnaître Israël comme un Etat juif.“

Cette accusation a la vertu de l’animer. “Il y a deux choses différentes“, explique-t-il en se penchant en avant dans le salon du très chic hôtel Montefiore, à Tel-Aviv. “Israël reconnu par les Arabes, c’est sûr. Mais Israël reconnu par les Arabes en tant qu’Etat juif, pourquoi ? Les Arabes doivent absolument reconnaître Israël. En revanche, sur la question de savoir si Israël est un Etat juif ou un Etat laïc ou autre, c’est à lui de décider, non aux Arabes. Cette exigence de Netanyahou est absurde à un niveau international.

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Shmuel Trigano – Pourquoi faut-il “Raison garder“ ?

La publication de l’“Appel à la Raison“ de JCall n’a été pour les initiateurs de la déclaration “Raison garder“ (1) qu’une occasion de manifester et d’affirmer une autre perspective sur le conflit du Moyen-Orient, mais aussi, bien plus, de témoigner d’une autre disposition d’esprit face à la situation actuelle en général, y compris en Europe. La condition à laquelle se voient assignés Israël et le peuple juif reflète en effet l’ensemble des problèmes de l’heure en Occident.