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Déprédations médiatiques

La condition juive exclut l’idée de vacances.

Peu avant Noël, France Inter a diffusé en boucle un « reportage » selon lequel, à Jérusalem, des Juifs religieux se livreraient à des actes de violence physique et symbolique contre des établissements, des habitants, des pèlerins ou des passants chrétiens. Et aussitôt certains autres Juifs, particulièrement vertueux, de clamer leur indignation avec force effets de manche éthiques, afin de rappeler le peuple d’Israël aux grands principes qui doivent commander ses comportements.

Lire l’article complet sur raison-garder.info

Victor Perez – JCall, l’anti-raison

On ne peut douter plus longtemps. Les signataires de JCall n’ont pas comme priorité les intérêts du peuple juif et donc de l’état d’Israël. Ainsi, le 27 novembre dernier, ce groupuscule affirmant réunir des intellectuels juifs européens, n’étant représentatif que de lui-même et n’ayant jamais mis son ‘’programme’’ en débat au sein de la population juive, s’autorise une demande (1) qui a du faire plaisir au Président de l’Autorité palestinienne et à bien d’autres encore de ce camp ennemi du foyer juif.

 

Ainsi, s’y trouve écrit ceci : « La demande du gouvernement israélien d’exclure Jérusalem Est de l’accord sur la prolongation du gel de la colonisation est aujourd’hui un obstacle majeur à toute reprise de négociations directes entre les deux parties ».

 

Les Israéliens, à même de juger sur place les obstacles contrariant les négociations directes ‘’apprécieront’’ l’accord tacite de ces Juifs de diaspora aux pré-conditions des ‘’Palestiniens’’ à tous pourparlers de paix.

 

La suite ne leur ‘’déplaira’’ pas non plus : « Une telle exigence revient à accepter de facto l’annexion de la ville par Israël ce qui est évidemment inacceptable tant pour l’Autorité Palestinienne que pour la communauté internationale ». Ce qui vient ensuite démontre sans l’ombre d’un doute que la division de Jérusalem, et donc de la veille ville, est à leurs yeux consommée : « En termes de droit international Jérusalem Est est logée à la même enseigne que la Cisjordanie. L’une comme l’autre sont des territoires occupés (…) Le but est clair, il s’agit pour les colons, avec la bénédiction du gouvernement, d’empêcher à tout prix, le partage de Jérusalem ».

 

La possession de la vielle ville et donc du Mont du Temple étant l’objectif du monde musulman, les Juifs membres de JCall ont donc choisi leur camp au nom d’une paix qui n’équivaudra qu’à la perte de tout repère du peuple qu’ils affirment défendre. Croire, par ailleurs, au ‘’partage’’ équitable de ce lieu saint du Judaïsme est un leurre. Le site du ministère de l’Information de l’Autorité palestinienne a publié, il y a peu, un article déniant aux Juifs tout droit sur le Mur des Lamentations. Article dénoncé par le gouvernement israélien, également par le gouvernement us mais pas par la direction de JCall ni aucun de ses membres. Une direction qui oublie par ailleurs que la quasi-totalité du peuple israélien et du peuple juif, hormis les extrémistes de gauche et une portion infime du parti travailliste en perte de vitesse dans l’opinion publique, refuse tout partage de ce type.

 

Ce qui permet de cataloguer politiquement cette association qui stagne à 7500 membres quasiment depuis ses débuts, malgré la célébrité de certains de ses parrains et l’accès sans limite aux médias européens.

 

Autre sujet. Dans un article intitulé « Incendie du Carmel : Désastre et enseignements » (2), JCall s’autorise à tirer deux enseignements.

 

Le premier concerne le manque de matériel pour lutter contre les incendies et la responsabilité de cette anomalie. Le seul nom cité dans l’accusation n’est autre que celui du ministre en place, Elie Yshaï, ministre de l’Intérieur et responsable de la gestion des pompiers. Un ministre ayant hérité de cette situation léguée par les deux gouvernements Kadima précédents ainsi que celui, sans remonter plus loin, d’Ehud Barak. Trois gouvernements ayant les faveurs de cette association et qui ne seront pas cités comme coresponsables avec le gouvernement actuel. En revanche, ne sera pas oublié la comparaison entre « le million de Shekels qu’il (Elie Yshaï) a alloués cette année comme budget pour lutter contre les incendies » et « les milliards de dollars investis dans les territoires occupés ».

 

Une obsession qui tourne au comique et permet un rapprochement stupide car il s’agit, d’une part, d’une somme de cent millions de Shekels -et non pas un- débloqués par le gouvernement de Benjamin Netanyahou en l’espace de 21 mois et d’autre part de « milliards de dollars » s’étalant sur une période de plusieurs décennies. Une juxtaposition nauséeuse qui permet d’occulter par ailleurs que 56% des israéliens s’opposent la démission du ministre de l’intérieur.

 

Le deuxième enseignement tiré de l’incendie du Carmel par ces ‘’intellectuels’’ juifs européens concerne l’évidence qu’Israël n’est pas isolée au sein de la planète. Affirmation opposant ainsi une fin de non recevoir à ceux qui affirme que « Tout le monde est contre nous » et démontrant ainsi la paranoïa des Juifs situés politiquement hors JCall. Le plus drôle de ‘’l’enseignement’’, cependant, se cache dans l’espoir de voir « la coopération entre les deux entités le jour où enfin un État palestinien verra le jour ».

 

Il ne nous sera pas dit ici si la deuxième entité vivant au côté de l’état ‘’palestinien’’, et reconnue par celui-ci, sera une nation pour le peuple juif ou un état de tous ses citoyens. Et principalement celui de millions de réfugiés ‘’palestiniens’’ ayant obtenu le ‘’droit au retour’’ au nom de la ‘’paix’’ et par la pression de leurs amis. Parmi lesquels on compte sans conteste les membres de JCall ?

 

S’il y a des sujets que ces derniers évitent d’aborder, probablement de peur de voir leurs pauvres forces se réduire à une peau de chagrin, l’hypothèse de leurs soutiens à cette supposition et au vu de leur politique suicidaire n’a rien de farfelue.

 

Victor PEREZ ©

 

 

Liens :

 

 (1) : http://www.jcall.eu/JCall-demande-la-reconduction-du.html

 

 (2) : http://www.facebook.com/notes/jcall/carmel-fire-disaster-and-remarks-incendie-du-carmel-desastre-et-enseignements/161400790558819

Lire l’article complet sur victor-perez.blogspot.com

JCall, Cohn-Bendit et le boycott anti-israélien

Le 03 mai 2010, quelques intellectuels juifs européens ont décidé de lancer un Appel à leur raison . Celle qui reconnaît d’emblée une « faute morale » israélienne et l’illégitimité du gouvernement actuel librement élu par les citoyens israéliens. Un appel lancé du haut de la tribune du parlement européen en compagnie, entre autres, du célèbre député Daniel Cohn-Bendit. Un élu que l’on retrouva encore sur l’estrade de JCall lors d’une réunion publique le 08 octobre dernier à Paris et qui en 1968 cria CRS=SS mais ne manifesta pas son désaccord lorsque David Chemla, secrétaire général de l’association, fit intervenir la police afin d’expulser quelques individus désireux de porter la contradiction !

Lire l’article complet sur victor-perez.blogspot.com

JCall et le boycott

Dans le cadre d’une campagne de solidarité avec les personnes poursuivies en justice pour avoir appelé au boycottage des produits israéliens – en effet, en République française, la loi anti boycott (article 225 du code pénal) sanctionne tout appel de ce genre – des personnalités de la gauche française comme l’ancien locataire de Matignon Michel Rocard (PS), Olivier Besancenot (NPA), Cécile Duflot (Verts) , Edgar Morin et d’autres ont signé un appel pour la « liberté d’expression ». Ainsi les contrevenants à la loi anti boycott se verront soutenus par des cadres politiques de premier plan et sont déjà présentés comme des victimes du lobby sioniste qui opprimerait la liberté d’expression en France.

Or quelle n’est pas la « surprise » de trouver parmi les signataires de cet appel à la solidarité avec les boycotteurs d’Israël, une des personnalités de marque de l’appel Jcall : Daniel Cohn-Bendit en personne. Celui dont le nom à lui seul est synonyme du mythe du soulèvement estudiantin de mai 1968, bouleversement qui fut une transition de civilisation pour la France, et même pour le monde entier.

Cette information a été relayée mardi 12 octobre, toute la journée durant, par Radio Judaïque FM.

Daniel Cohn-Bendit n’est pas un signataire marginal de l’initiative Jcall. En effet, il était parmi les invités du panel de la première réunion de Jcall à Paris qui s’est déroulée, non sans accroc, dimanche 6 octobre dernier. (Voir notre article )

Lors de cette réunion, les personnes désireuses de donner la contradiction aux thèses de Jcall ont été soigneusement mises à l’écart avec l’aide de la police. Les policiers étaient embarrassés de devoir intervenir dans une réunion politique où il n’y pas eu violence. Daniel Cohn-Bendit était assis sur le podium, entre autres, aux côtés de l’écrivain A.B. Yehoshoua et d’Alain Finkielkraut – en principe des personnes se déclarant pro-israéliennes mais désirant sauver Israël de lui-même en appelant les Etats occidentaux à imposer une solution à l’Etat juif par la création d’un 23ème Etat arabe à Jérusalem, en Judée, Samarie et Gaza. En somme, c’est la logique politique des signataires de l’Appel de Jcall qui se voient ainsi investis d’une mission de tutelle sur l’Etat d’Israël et sur ses habitants.

Jusqu’à l’heure de l’écriture de ces lignes, nous n’avons pas connaissance de réactions d’autres personnalités de Jcall à l’appel à la solidarité avec les boycotteurs d’Israël de Daniel Cohn-Bendit. Nous ne savons si elles se désolidarisent de D. Cohn-Bendit, si elle le soutiennent, ou bien, si elles sont mitigées et préfèrent garder profil bas en ne se prononçant pas.

Le CRIF n’a pas soutenu Jcall. Il a toutefois relayé son initiative sur son site internet et a fait appel à des signataires de Jcall de renom comme Bernard-Henri Lévy et Alain Finkilekraut pour sa manifestation publique du 22 juin dernier au Trocadéro. Le CRIF a également maintes fois pris position fermement contre le boycottage d’Israël. En effet, un article de Marc Knobel sur la sénatrice verte, Madame Alima Boumedienne-Thierry, expose de façon détaillée les aspects illicites du boycottage d’Israël. Par contre aucune mention au fait que l’une des figures de proue de Jcall, Daniel Cohn-Bendit, soutient les boycotteurs d’Israël. Des omissions qui laissent libre court à toute sorte de spéculations depuis que le président du CRIF a félicité Mahmoud Abbas lors de sa rencontre avec ce dernier lundi 27 septembre.

Victor PEREZ – Le dessein malodorant d’Eli Barnavi et de JCall

Cette semaine, mais d’autres aussi dès que le besoin s’en fait sentir, Marianne a laissé carte blanche à Eli Barnavi, historien, ex-ambassadeur d’Israël et collaborateur du journal. La carte du jour s’intitule, tout simplement : « Netanyahou, le nul ! » (1). Connaissant toute ‘’l’objectivité’’ qui marque cet hebdomadaire ainsi que l’auteur de ce texte, il est logique -en conséquence- d’y trouver des contresens, lorsque ce n’est pas tout simplement des inepties.

Le texte ayant comme sujet « La flottille de la liberté » Eli Barnavi y affirme d’emblée que cette dernière qui « s’apprête à apporter quelque secours aux Gazaouis enfermés dans leur bande de misère par un siège conjoint israélo-égyptien » est « évidemment, une opération de propagande montée par des organisations pro-palestiniennes qui n’imaginent pas un seul instant qu’Israël les laissera débarquer ».

Cette petite chose essentielle écrite mais vite expédiée, Eli Barnavi passe au fond qui le préoccupe principalement. Démontrer que Benjamin Netanyahou « est simplement le dirigeant le plus faible, irrésolu et incapable de l’histoire d’Israël » et envisager quasiment une destitution légale voire internationale.

Pour ce faire il échafaude les trois scénarios possibles ayant pu se dérouler, sans pour autant indiquer à ses lecteurs toutes les conséquences résultantes de ces différentes solutions. Attitude de sa part bien compréhensible, car les envisager réduirait à pas grand-chose, voire à rien, sa ‘’démonstration’’ écrite.

Le premier des scénarios nous dit-il, est « politiquement habile et humainement acceptable : Israël laisse passer la flottille. Le porte-parole des Affaires étrangères explique à la presse internationale que l’armée, placée devant un choix pénible – laisser bafouer leur ordre à Gaza ou risquer de faire couler le sang –, a choisi des deux maux le moindre ».

Le seul hic de ce ‘’plan’’ est de savoir comment se conduira alors l’état d’Israël, lorsqu’un deuxième convoi, puis un troisième, puis encore un autre, se présenteront ! Faudra t-il, alors, les laisser, là encore, passer avec le risque d’inciter toutes les ‘’organisations humanitaires’’ à convoyer les armes réclamées par la bande criminelle du Hamas, ou faudra t-il envisager un autre scénario pour éviter que les Israéliens ne se retrouvent face à un danger accru ?

A cette question, l’ancien ambassadeur d’Israël ne répond pas. Peut-être pour la simple raison qu’il vit en Belgique.

Le deuxième scénario envisagé par notre ‘’intellectuel’’ « est politiquement neutre et humainement acceptable : Israël bloque la flottille avec des navires de guerre. Le porte-parole des Affaires étrangères explique que l’armée n’entend pas laisser bafouer leur ordre à Gaza, ni risquer de faire couler le sang. Le convoi finit par faire demi-tour ».

Là encore, nul questionnement quant à la possibilité qu’ont les cargos de forcer le blocus maritime et qu’Israël ne se retrouve dans le cas du scénario précédent avec toutes les conséquences néfastes pour le pays s’y rattachant. Ceci, sans omettre toutefois que le refus des bateaux d’obtempérer aux ordres israéliens peut conduire à des scénarios catastrophes, pires que ceux imaginés. Comme, par exemple, un télescopage volontaire, menaçant la vie des véritables humanitaires pris en otage par les membres de l’organisation islamiste turc I.H.H. Ou encore le refus obtus de faire demi-tour afin d’obliger ‘’l’entité sioniste’’, sous la pression internationale, à se dédire et laisser passer le convoi.

Le troisième scénario « est politiquement stupide, humainement épouvantable : Israël envoie ses commandos marins arraisonner la flottille de vive force. Il y a des morts et des blessés. Le porte-parole des Affaires étrangères dit n’importe quoi ».

C’est effectivement la solution choisie par le gouvernement israélien. A ceci près que sur six bateaux composant le convoi maritime, cinq arraisonnements se sont très bien passés. Ce qui indique, pour le moins, qu’avec une intention militaire claire, nette et affichée de maitriser tout navire désireux de violer le blocus de la bande de Gaza, et non pas une intention idéologique et politiquement correcte comme ce fut le cas pour le Mavi Marmara, l’abordage militaire de tout bateau est sans danger. Quand bien même, certains individus attendraient les soldats pour en découdre.

Ce qui confirme que seul ce scénario est politiquement payant, car dissuadant toute ‘’organisation humanitaire’ de croire réalisable d’aller à l’encontre de la sécurité d’Israël en contribuant à ce que le port de Gaza devienne un port iranien.

Ces trois scénarios échafaudés par Eli Barnavi ont pour seul objectif de démontrer l’inaptitude du gouvernement de Benjamin Netanyahou à faire le ‘’bon choix’’. Un pouvoir jugé illégitime par l’auteur dans une précédente interview. Un gouvernement, nous assure t-il, « Flanqué sur sa gauche d’un ministre de la Défense modéré mais égocentrique et privé de troupes et, sur sa droite, d’une kyrielle de ministres extrémistes et intellectuellement défectueux ». (Sic). Une affirmation haineuse qui pose immédiatement la question de connaître quels sont les partis restant pour diriger le pays ? Kadima ayant soutenu l’opération maritime, seuls restent donc l’extrême gauche Meretz et les trois partis arabo-israéliens antisionistes ! De sacrées références !

Un objectif qui confirme qu’Eli Barnavi est en campagne au nom de JCall. Une association composée ‘’d’intellectuels juifs’’ européens se situant, selon son propre manifeste, « au-dessus des clivages partisans » mais, sans aucun doute, résolument à gauche, voire à son extrême. Une sympathie politique ne pouvant évidemment pas supporter le choix démocratiquement exprimé des électeurs israéliens et prenant pour prétexte de ne pas avoir « le temps d’attendre une hypothétique relève. ».

Une sympathie politique qui le conduira encore longtemps à faire du vent dans des journaux de complaisance. Une complaisance qui déplaît à la très très grande majorité du peuple juif et à sa composante israélienne.

Victor PEREZ ©

 

Liens :

(1) : http://www.marianne2.fr/Elie-Barnavi-Netanyahou,-le-nul%C2%A0%21_a193602.html?preview=1

Source:

Dan Assayah – Elie Barnavi, devenu chroniqueur de Marianne, traite les leaders israéliens de “pauvres d’esprit”.

Israel Valley

Le bateau de “la paix” était un piège. Il est devenu le bateau de la haine, même de la haine de soi.

Je me suis souvent demandé pourquoi l’ancien Ambassadeur d’Israël en France, Elie Barnavi avait autant changé. Cet homme tant aimé lors de son passage à Paris avait soutenu avec un réel talent son pays. Je viens de lire sur Marianne sa chronique. Pour lui, le Premier Ministre d’Israël est un nul et la plupart les décideurs israéliens des incompétents. Cet ex-Ambassadeur devenu donneur de leçons à Bruxelles est en train d’afficher son avis dans tous les médias… sans aucune pudeur. Ses mots sont insultants : “On peut toujours se consoler en se disant que ce peuple mérite mieux que le troupeau de pauvres d’esprit qui le conduit de Charybde en Scylla.”

Cet homme qui a eu accès aux secrets d’Israël frappe encore plus fort que les autres car il connait mieux que tous les faiblesses du pays. Pour quelques piges dans le magazine Marianne cet ex-Ambassadeur passe la ligne rouge et fait du mal à Israël.

Malheureusement les israéliens comme Barnavi se retrouvent assez souvent en première ligne dans les médias pour critiquer. Ils font la joie des fanatiques qui publient sans cesse leurs diatribes. Ils font le jeu des propagandistes antisionistes.

Au moment où Israël fait des erreurs, il faut savoir contenir son désespoir. Cette indécence à critiquer Israël est inadmissible. Le bateau de “la paix” était un piège. Il est devenu le bateau de la haine même de la haine de soi. Le “terrorisme humanitaire” est né au large de Gaza. Israël ne l’a pas crée.

Evolution des signatures obtenues par les appels publics

RAISON GARDER – SECOND COMMUNIQUE

Cher( e)s ami(e) s signataires de « Raison Garder »,

Espérer n’est pas un vain mot.

Nous vous avons relaté dans quelles circonstances et avec quels moyens, nous vous avons adressé l’appel “Raison garder”.

Notre déclaration a été signée, ce jour, par 10.300 personnes, originaires de très nombreux et lointains pays (Belgique, Hollande, Autriche, Canada, États-Unis, Macao, Mexico, Caraïbes, Papeete, etc.), laissant loin derrière elle les 6.300 signataires de J Call, suite à un envol pris dès le 28 avril.

Victor PEREZ – Analyse d’un communiqué de JCall

Le 30 mai, les organisateurs de « l’Appel à la raison » (1) ont publié un communiqué criant ‘’victoire’’. Rien n’y manque. Ni le nombre de signataires, 6.000, ni l’affirmation d’une « large couverture médiatique (…) dans beaucoup de pays, de la Turquie au Canada, ou de la Tunisie aux États-Unis, et évidemment aussi dans la plupart des pays européens et en Israël ». Ni non plus l’« éclairage médiatique (qui) culmine ce week-end avec la une et les 3 pages que nous consacre Libération ». Le seul bémol de cette une médiatique, nous disent-ils, ne serait autre « que le raccourci de son titre pourrait laisser croire que nous nous attachons à critiquer Israël, alors qu’il s’agit bien de la politique de son gouvernement dont il est question ».
Outre les faits que l’on recherche ardemment quelques traces de cette couverture médiatique internationale, et celui que les médias non communautaires qui s’y intéressent les voient comme des contempteurs de l’état d’Israël, ainsi est confirmé noir sur blanc que l’objectif de leur manifeste est de pouvoir critiquer librement l’actuel gouvernement, démocratiquement choisi par les citoyens israéliens, pour cause de couleur politique différente de la leur.
Un gouvernement de droite opposé à l’idéologie de gauche et au politiquement correct et que JCall affirme être « dangereux ». Un gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahou qui, pourtant lors d’une interview récente au Figaro, « n’a pas mis en cause la légitimité des juifs européens à prendre position par rapport à la politique israélienne », mais a jugé, comme la très grand majorité du peuple juif signataire de la contre pétition « Raison Garder » (2) (plus de 10.000 parapheurs), que ces derniers ‘’s’égarent’’. Une perte de la raison qui leur fait affirmer, tout de même, que ‘’l’ouverture au débat existe au sein de la société israélienne’’, y compris donc au sein de ce gouvernement exécré.
Ce qui questionne sérieusement quant au besoin de leur appel !
Il n’en est pas moins comique de lire également dans ce communiqué que les organisateurs « continuerons à rechercher le débat avec tous nos contradicteurs parce que nous sommes convaincus qu’il est nécessaire, voire même conforme à l’esprit du sionisme auquel nous sommes attachés ». « D’ailleurs ce droit de nous immiscer dans ce débat nous est reconnu par un certain nombre de personnalités israéliennes qui signent ces jours-ci un texte en soutien à JCall ». Si l’on imagine aisément les noms de ces personnalités ainsi que celui du média qui publiera ce texte de soutien, ce ‘’débat’’ s’avère être jusqu’à présent un monologue pour cause d’une censure systématique à l’encontre de ces dits ‘’contradicteurs’’. Ce qui arrange bien, si l’on ne s’abuse, les membres directeurs de JCall. Aucun d’entre eux, en effet, n’a encore, sur un média publique national européen, ni israélien, eut cette ‘’chance’’ de débattre.
Au final, à lire entre les lignes de ce communiqué, aucun argument sérieux ne laisse à penser que l’influence politique de JCall ira en s’élargissant. Si quelques médias, organisations et personnalités largement politisés à gauche et à son extrême lui apporteront encore leurs soutiens, il n’en restera pas moins que les signataires resteront largement minoritaires au sein même du peuple juif et encore plus au sein du peuple israélien.
Ce qui pose le constat certain que le gouvernement de Benjamin Netanyahou est plus que légitime et que la politique de gauche, tant adulée par les JCalliens, n’a plus d’avenir en Israël.
Pour le moins, tant que l’esprit de paix ne régnera pas au sein du monde musulman.
Victor PEREZ ©
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Meir Ben-Hayoun – Des Francophones d’Israël en colère

Un colloque organisé par l’Ambassade de France à Tel-Aviv sur le thème  » la démocratie et ses nouveaux défis » s’ouvrira dimanche 30 mai et durera trois jours. La publication de son programme suscite un émoi sans précédent auprès des Francophones d’Israël. La colère a atteint son paroxysme contre le service culturel de l’Ambassade. Des Israéliens francophones perçoivent ce colloque comme une violation au devoir de réserve et de retenue d’une représentation diplomatique étrangère et comme une ingérence grossière dans le débat public israélien.

  De source proche de l’Ambassade à Tel-Aviv, on rapporte que l’Ambassadeur, son Excellence M. Christophe Bigot est profondément embarrassé par ce dérapage incontrôlé de ses services culturels. On ajoute que M. Bigot est inquiet par  ce qui risquerait de se développer en une rupture avec les Israéliens francophones. Notre source confie qu’en la circonstance, l’Ambassadeur ne verrait pas d’un mauvais œil le rapatriement en France de l’attachée culturelle, Mme Annette Lévy-Willard.

Mme Annette Lévy-Willard, attachée culturelle de l’Ambassade de France, a pris ses fonctions à Tel-Aviv il y a à un an. Elle n’est pas une inconnue du paysage israélien. Dans le passé, elle a été correspondante du quotidien Libération en Israël. Probablement ce qui n’est pas étranger au fait que Libération est partenaire de ce colloque. Elle a écrit un livre sur le déroulement de la Seconde guerre du Liban ‘Trente jours en été ». Ensuite, elle a été correspondante de Libération à Los Angeles où elle a rédigé également rédigé un journal de guerre: « Chronique de la guerre du sexe en Amérique ».

Les ambassadeurs  de France successifs à Tel-Aviv se sont évertués à redorer l’image de la France en Israël. En dépit de la politique arabe de la République française et des crises parfois sérieuses entre les deux pays, avec beaucoup de talent et d’efforts diplomatiques, les diplomates français à Tel-Aviv sont parvenus a établir la France comme un pays qui se veut se ami d’Israël  et la communauté francophone étaient toute indiquée comme partenaire privilégiée.

Ne voilà-t-il pas qu’à la rue Hayarkon à Tel-Aviv, au siège de l’Ambassade de France, c’est une avalanche de messages et de courriels de protestation comme  jamais on en a vu. Cette fois-ci, le motif n’en est pas telle ou telle prise de position du gouvernement français sur le dossier moyen oriental comme cela a été souvent le cas. Ce colloque, c’est-à-dire l’Ambassade même, ou plus précisément ses services culturels font l’objet de cette indignation.

Des personnalités de la Communauté francophone avec qui L’Ambassadeur Bigot s’est entretenu lui ont fait part de leur consternation. L’Ambassadeur aurait reconnu qu’il y a là effectivement problème.

A Jérusalem, à Tel-Aviv, à Natanya, à Ashdod, à Raanana, dans les principales concentrations de Francophones, on s’organise ad hoc pour faire entendre le mécontentement.

La suite sur le site Israel7.com